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Le chemin de la gratitude et de la gratuité
par Olivier Abel
Les cahiers de Saint-Lambert
N°8 - janvier-février-mars 2011

 

Par Dominique Lang –
Entretien avec Olivier Abel

Olivier Abel, dont les Cahiers ont déjà publié un texte dans le numéro 4, est un philosophe protestant, particulièrement concerné par les questions éthiques en relation avec la crise écologique. Disciple de Paul Ricœur, il guette les signes avant-coureurs d’une “vie bonne” enfin possible. Une vie qui s’enracine dans le respect de la pluralité et l’action de grâce.

Les Cahiers : Comment le philosophe que vous êtes perçoit-il les crises en cours ? Vivons-nous des temps singuliers ?

Olivier Abel : Disons déjà que sur cette planète, il y a des agendas différents. Pour nous, Occidentaux, il y a le recoupement de plusieurs crises en même temps. On ne perçoit pas forcément cela dans d’autres endroits du monde qui peuvent être confrontés à une grave crise écologique, sans que cela corresponde en même temps à une grave crise de civilisation. Mais la société occidentale est globalement en train de comparer ses grandes intentions aux résultats obtenus, à certains égards catastrophiques, et elle se trouve en crise par rapport à ce qu’elle avait longtemps cru. C’est ça qui est grave et qui fait que c’est un temps singulier pour nous. Nous vivons un temps de remords, de retour sur nous, qui offre aussi une occasion de reprise de la grammaire profonde de nos intentions, de nos valeurs.

Ce temps de remords ne génère t-il pas d’abord de l’angoisse, de la culpabilité. Voire de la peur ?

Il faut peut-être en passer par là, mais c’est plus intéressant de se demander comment faire pour transformer cette peur, pour sortir de l’immobilisme ou du cynisme, en nous offrant une occasion de responsabilité, de confiance. Il faut en effet rester très prudent dans le rapport à la peur, ne pas la manipuler n’importe comment. C’est vrai aussi d’ailleurs dans la manière dont on manipule la confiance. Il ne faut pas redonner confiance trop facilement. Gérer cela n’est pas facile.

[...]

 

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