Après la philosophie morale et politique et l'anthropologie philosophique, un troisième axe de recherche peut être désigné, qui rassemble la partie de mes travaux qui sont dus au fait qu’enseignant la philosophie dans une Faculté protestante, j’ai été particulièrement conduit à « balayer devant ma porte », comme on dit, et à procéder à des exercices d’anamnèse critique sur la tradition protestante et ses façons de penser. Ici plus que nulle part j’ai tenté de faire voir à mes étudiants que la philosophie nous permet de puiser dans les pensées passées des promesses encore vives et non tenues, de la même façon qu’elle nous aide à nous délier de promesses et de formes de pensées devenues écrasantes.
Tout cela n’est pas sans lien avec mes travaux de philosophie morale et politique, dans la mesure où mes recherches éthiques travaillent ainsi leur propre condition historique, et ne séparent jamais les questions d’éthique fondamentale à la première personne du singulier et la question du politique ou du commun à la première personne du pluriel. C’est même un de mes leit-motivs que de chercher à comprendre ce que c’est que de dire nous et d’en penser les conditions de possibilité.
Ce chapitre se décline sous les thèmes suivants:
Le programme de recherche développe l'articulation entre ces thèmes.